November 24
En novembre 1973, j'attendais un heureux évènement, l'arrivée de notre deuxième enfant.
Un petit frère ou une petite soeur pour Lilian notre fils alors agé de cinq ans. "Si c'est une petite soeur, je l'appelerai Claudine" disait-il à qui abordait la question. Mais, il préférait un petit frère pour jouer au ballon.
Fille ou garçon? Nous ne le savions pas car en 1973, l'échographie bien qu'existant déjà ne se pratiquait pas.
C'est plus tard avec le développement de l'informatique que cet examen s'est généralisé à la fin des années 1980.
Donc, nous ne savions pas. Ayant déjà un petit garçon, j'espérais secrètement que ce serait une fille mais ma préoccupation essentielle était qu'il ou elle arrive à bon port avec tout ce qu'il fallait pour aborder la vie sans problème.
Ce samedi 24 novembre 1973, Elodie est venue au monde et depuis, tout comme son frère emplit ma vie de bonheur.
BON ANNIVERSAIRE DODIE
Pendant neuf mois, dans mon ventre arrondi
Un nid douillet pour toi, tu as grandi
Je te parlais, t'effleurais, nous devenions complices
Tu répondais, cela m'émerveillait, un délice
Puis est venu ce jour ou après
Quelques douleurs très vite oubliées
J'ai pu enfin te voir, te toucher
Te poser sur mon coeur ennivré de bonheur
Tu ne m'as jamais déçue, j'ai toujous été fière
Du chemin parcouru
De la petite fille à la jeune femme droite et altière
Jusqu'à la maman à ton tour devenue
Si parfois, nous nous sommes un peu égratignées
C'était pour mieux comprendre après combien on s'aimait
Je ne sais pas si j'ai bien su t'aimer ou du moins te le dire
C'est pourquoi aujourd'hui je viens te le redire
Car au travers de ce poème
Tu pourras lire entre les mots combien je t'aime
November 21
"Quand un enfant cesse de rêver,il est devenu une grande personne qui ne rêve plus le jour, mais seulement la nuit" Charles Soucy (Québec, 1933)
Songe (photo du weeb)
RÊVER
Rêver, c'est tout d'abord oublier qui on est
C'est se laisser bercer de songes infinis
Puis oublieux de tout ce qui nous a manqué
Ne désirer plus rien, être oiseau dans son nid
C'est dans l'ombre du soir ou le silence oppresse
S'engourdir lentement d'exatique bonheur
Sans qu'une aile ait battu en sentir la caresse
Et se laisser griser d'ineffable douceur
Rêver, c'est dans le ciel en feu des crépuscules
Voir sourire un espoir que l'on croyait perdu
C'est trouver tout à coup le monde minuscule
Et fuir vers l'infini, dans le temps suspendu
C'est aussi revivre des moments pleins de charme
Eterniser l'instant que l'on choisit
Rêver, c'est quelquefois essuyer une larme
Mais toujours espérer un bonheur à venir
November 04
Tous les quatre ans, l'Amérique devient une partie de notre vie.
Depuis ce mois de novembre 2000 où, à la suite de bulletins suspects, elle a élu George W.Bush, le nom de son successeur est attendu. Si cette semaine est aussi importante, c'est que les circonstences amènent à des choix historiques.
Le choix que les USA rendront demain sera fondateur.
Pour la première fois, un métis américain, fils de Kénian et de mère blanche peut accéder à l'investiture suprême. Il arriverait à la tête d'un pays qui, même affaibli, donne toujours le tempo à la planète. Il est opposé à un candidat républicain, John McCain.
Il est illusoire de penser que l'un ou l'autre pourra d'un seul geste annuler l'absurde et sanglant gachis de ces huit dernières années.
Les soldats américains ne quitteront ni l'Irack ni l'Afghanistan sur un signe de la main. Et l'héritage sera identique quel que soit le nom du futur président.
Il s'agit d'une autre et plus belle espérance. Ce pays est à même de donner un signal planétaire et de choisir un autre symbole.
Si l'Amérique a la capacité de changer, d'élire un Black plutôt qu'un vétéran du Vietnam, le monde entier sera obligé de réfléchir.
Un président métis serait le dernier mur tombé. Le signe qu'aucune barrière, aucune montagne n'est infranchissable.
Ce serait le nouveau rêve américain et un message adressé au monde entier.
Alors, faisons ce rêve...
September 06
Nostalgie
J'ai retrouvé mon pied à terre en bord de mer
Tout mignonet, tout propret, tout bien rangé
Si plein de vie ces jours derniers
Si vide aujourd'hui sonnant le glas de l'été
J'erre de pièce en pièce comme une étrangère
Un peu de buée perle à mes paupières
Je ferme les yeux et recrée l'atmosphère
Dans mon coeur tintent alors vos voix si chères
Qu'ils sont doux ces instants privilégiés
Avec Dodie et Valentine, nos petites soirées
Entre filles où l'on s'est promenées
On a chahuté, papoté sans se lasser.
Cruelle est l'absence de courses effrénées
De voix cristalines et de rires joyeux
De jeux partagés, de joues satinées
Ou l'on pose à la volée un petit baiser
De retours de pêche ou fier et heureux
Raphaël enthousiaste levé aux aurores
Pour taquiner le bar, la dorade ou la sole
Exhibe le trophée frétillant dans son seau
Son Papa écaillant et vidant aussitôt
Jusqu'au prochain repas sans intermédiaire
Directement sur le plateau depuis la mer.
J'ai ouvert mes volets et même l'océan
Me parait trop vide, trop calme trop grand
La plage est déserte, vent, vagues et sable
Chantent et dansent sans témoin leur ballet
Sur le dos des enfants est revenu le cartable
L'été est passé, c'est l'heure de la rentrée.
Mais tristesse ne me tient qu'un instant
Dans mon coeur ni chagrin ni tourment
Comme vous mes enfants je regarde droit devant
Après tout, il n'est pas si loin le prochain printemps!